A — Dans les pays développés (France,
Belgique, Royaume-Uni, Canada et USA, etc.)
Les États font beaucoup d'effort pour honorer les
engagements pris en adoptant la CDE. Exemples au niveau européen :
- Certains pays se sont coalisés en créant le réseau ENOC (European
Network of Ombudspersons for Children, le Réseau
Européen des Médiateurs pour Enfants),
dont l'objectif d'améliorer le respect des droits
des enfants en Europe.
Liste de ses membres : Autriche, Belgique, Croatie, Danemark,
l'Espagne, France, Géorgie, Grèce, Hongrie, Islande,
Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Macédoine, Norvège,
Pologne, Portugal, Roumanie, Russie, Royaume-Uni (Pays de Galles, Écosse,
Irlande), Slovénie et Suède.
- Les gouvernements ou les Chefs d'État ont nommé des Hautes
Autorités indépendantes chargées
de défendre les droits des enfants, qui sont appelées « Défenseur
des Enfants » (comme
en France), ou « Délégué général
aux droits de l'Enfant » (comme
en Belgique) ;
- Le développement des téléphones
verts d'Écoute (le
119 en France), SOS Enfants disparus (à l'exemple
de l'APEV) et des services spécifiques de police permettant
l'audition vidéo filmée d'enfants victimes de maltraitance
ou d'abus sexuel…
- Certaines réformes ont fait avancer la cause des enfants,
notamment l'adoption des législations relatives à la
protection pénale des mineurs, à la lutte contre
la maltraitance des enfants, à l'inscription dans la Constitution
du droit de l'enfant à l'intégrité physique,
psychique et sexuelle, etc.
- Il existe des Juges
des enfants, dont l'action est bien spécialisée
pour s'occuper du problème de l'enfant ;
- Les numéros d'appel gratuit pour venir en aide aux enfants en
difficulté ;
- Des structures appropriées ont été mises
en place par les gouvernements pour une prise en charge de l'enfant
dans le cas où l'enfant n'a pas de parent, quand
le parent est jugé irresponsable, ou trop pauvre pour subvenir
au besoin de l'enfant, etc. [cf. l'organisation de l'Aide
sociale à l'Enfance par départements en
France, exemplaire
à Paris) ;
- Une attention particulière est accordée aux enfants
se trouvant dans de situation particulière tels que les
enfants handicapés, délinquants, orphelins, etc.
- Une sorte de pression internationale et nationale pèse
sur les États. Le Comité des
droits de l'enfant des Nations Unies, organe chargé du
suivi de la Convention sur les droits de l'enfant suit de près
son application ;
- Les habitants revendiquent et dénoncent les violations
des droits de l'enfant sans trop d'inquiétude ;
- Les droits de l'enfant sont assez connus ;
- Les droits de l'enfant sont l'affaire de tous. Dans
le quartier ou sur la route, la maltraitance d'un enfant
interpelle tout le monde. N'importe qui peut alerter la police
pour dénoncer des violations des droits de l'enfant,
que l'auteur soit le parent ou non. La violation des DE suscite
toujours des réactions (manifestations) ;
- L'adoption et
le placement
familial sont privilégiés pour donner à l'enfant
un cadre familial ;
- On observe une instauration progressive de la culture des droits
de l'enfant.
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B — Dans le pays en voie de développement
(Afrique, Amérique latine et en Asie)
L'adoption et la mise en vigueur de la CDE ont attiré l'attention
des gouvernements et ONG sur la situation des enfants. La Charte
africaine des droits et du bien-être de l'enfant a vu
le jour (CADE). Elle protège l'enfant contre les pratiques
sociales et culturelles négatives.
- Les systèmes peu démocratiques en Afrique et les
violations des droits de l'homme expliquent l'inefficacité des
droits de l'homme en général et en particulier
de ces deux dispositifs internationaux de protection de l'enfance
(CDE et CADE).
- D'autres paramètres découlent d'une
mauvaise gouvernance. C'est le cas de :
- La conception africaine
- Les coutumes et la tradition
- L'ignorance ;
- À cela s'ajoute :
- L'application de la CDE est confrontée à des difficultés
d'application énormes. Il y a beaucoup à faire
et le travail est de longue haleine.
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