GOMA,
13/07/06 - 3/11 ![]()
2. GÉNÉRALITÉS : Des droits de l'Homme à la CDE
En guise de rappel, une révision générale des droits de l'Homme a été faite. Ensuite la Convention relative aux Droits de l'Enfant a été synthétisée par le chargé de communication de l'organisation.
Les principes fondamentaux de la CDE
- L'INTÉRÊT SUPÉRIEUR DE L'ENFANT : les enfants d'abord
- LA NON-DISCRIMINATION : égalité
- L'UNIVERSALITÉ : tous les droits pour tous les enfants
- L'INDIVISIBILITÉ : globalité
- L'INTERDÉPENDANCE : liaison de tous les articles
Les 54 articles de la CDE résumés en quatre thèmes
DROITS A LA SURVIE
Ensemble
des droits à la vie et à la satisfaction des besoins de base.
Droit à la vie : art. 6 ; droit à une identité : art. 7 ; droit à la préservation de l'identité : art. 8 ; droit à une vie familiale : art. 5-9-21 ; droit à la réunification familiale : art. 10 ; droit aux soins de santé : art. 24 ; droit à un niveau de vie suffisant : art. 27 ; droit aux loisirs sains : art. 31
DROITS AU DÉVELOPPEMENT
Ensemble
des droits qui permettent à l'enfant de développer
ses potentialités et ses capacités en vue d'un épanouissement
intégral (physique, moral, spirituel, intellectuel…).
Droit d'être guidé : art. 5 et 18 ; droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion : art. 14 ; droit à une information appropriée : art. 17 ; droit à l'éducation : art. 28 ; droit à l'éducation spécifique : art. 29, droit à l'éducation à sa propre culture pour les enfants issus des minorités : art. 30.
DROITS A LA PROTECTION
Ensemble
des droits qui exigent des adultes de protéger l'enfant contre
toutes les formes de mauvais traitement, de négligence et d'exploitation.
Protection de la vie privée : art. 16 ; contre toutes les formes de discrimination : art. 2 ; de l'enfant privé de son milieu familial : art. 20 ; de l'enfant réfugié : art. 22 ; de l'enfant handicapé : Art. 23 ; de l'enfant délinquant : art. 40 ; contre les mauvais traitements : art. 19 ; contre les rapts ; contre l'exploitation économique : art. 32 ; contre la consommation et le trafic de la drogue : art. 33 ; contre la vente, la traite et l'enlèvement : Art. 35 ; contre tout travail mettant en danger sa santé, son éducation ou son développement : art. 32 ; contre l'exploitation sexuelle : art. 34 ; contre d'autres formes d'exploitation : art. 36 ; contre la torture et la privation de liberté : art. 38 ; dans des conflits armés, contre la négligence : art. 39, en conflit avec la loi : art. 40.
À ce stade, l'intervenant a particulièrement insisté sur ce thème qui se trouve au cœur même des activités des membres de la commission. Les adultes doivent protéger les enfants contre toutes formes de mauvais traitements, de négligence et d'exploitation. L'intervenant a invité toutes les organisations à s'investir dans cette protection en tant qu'agents de changement de comportement.
DROITS A LA PARTICIPATION
Ensemble
des droits qui permettent aux enfants de jouer un rôle actif dans
leur communauté et dans leur pays.
Droit d'être consulté et de donner son opinion : art. 12 ; droit à la liberté de l'expression : art. 13 ; droit à la liberté de pensée : art. 14 ; droit à la liberté d'association : art. 15 ; droit au repos, aux jeux, aux loisirs et à la participation aux activités culturelles et artistiques : art. 31.
Il a été constaté que les adultes ont souvent tendance à prendre la place aux enfants et les écarter dans la prise des décisions les concernant, ou simplement étouffent leurs points de vue. Étant acteurs dans la protection des droits de l'enfant, les participants ont été invités à la vigilance.
COLLABORATION ET PARTENARIAT
AVEC LES ONG POUR LA BONNE APPLICATION DE LA CDE
Toujours dans le but d'une consolidation de l'application de la CDE, le présentateur a démontré l'importance de la collaboration et du partenariat entre les ONG œuvrant dans le domaine de la protection des droits de l'enfant. Parmi les éléments qui freinent cette collaboration, il a cité :
- Promotion et défense des droits des enfants sont souvent problématiques dans les ONG, entre les ONG, entre les ONG et les communautés, entre les ONG et leurs partenaires ;
- Ignorance de l'approche du droit de l'enfant par certaines ONG ;
- Individualisme et concurrence déloyale entre les ONG ;
- Ignorance et mauvaise interprétation des droits de l'enfant par les communautés.
CONCLUSION
Pour conclure son exposé, le présentateur a procédé à l'énumération de quelques avantages que présentent les ONG et qui devraient servir d'atouts dans la réalisation de leurs tâches, à savoir :
- Les ONG ont tressé des liens étroits avec les communautés et elles ont la confiance des personnes avec qui elles travaillent ;
- Elles sont capables de réagir à des changements de situation avec un minimum de bureaucratie ;
- Elles savent se faire accepter par les communautés et trouvent des moyens de les encourager à modifier leurs priorités et leur manière d'agir ;
- Elles ne se ressemblent pas : elles vont des grandes organisations internationales aux groupes locaux d'assistance ;
- Il faut offrir aux petites ONG des activités de formation et du matériel de communication de bonne qualité.
L'intervenant a appelé tous les participants à se sentir des acteurs principaux dans la vulgarisation de la CDE, indiquant que cela ne pourrait être possible que si tout le monde garantissait son implication effective.
Après cet exposé, les participants ont posé différentes questions. La plupart ont principalement évoqué les différents thèmes de la CDE et particulièrement le droit à la protection décrit dans son article 16 parlant de protection de la vie privée de l'enfant. Sur cet article, après discussion et partage d'expériences, il a été démontré combien la culture africaine qui ne reconnaît à l'enfant aucun droit à la vie privée, constituait un frein réel à l'application de la CDE dans son intégralité. Par là, les participants ont pris conscience en tant qu'acteurs dans la vulgarisation et la protection des droits de l'enfant de la complexité revêtue par la tâche qu'ils ont à remplir dans cette société où les coutumes passent avant les autres droits.
